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Taiki-Ken : art martial sino-japonais




Maître Sawaï Kenichi & Iwama Norimasa Shihan


Longtemps connu des seuls experts de Budo et gradés du Karaté Kyokushin, le Taiki-ken
fut fondé par maître Sawaï sur l'expertise et la synthèse des écoles chinoises et japonaises.

Contemporain de Maître Ueshiba, ami et conseiller de Maître Oyama, Maître Sawaï Kenichi
reçut dès son jeune âge une éducation très appuyée sur l'apprentissage des Bujutsu-Budo.
A 22 ans il était déjà 5ème dan de Judo, grade qu'il reçut du fondateur Jigoro Kano lui-même.
Sa maîtrise du sabre (4° dan de Kenjutsu, Iaido et Kendo), influencera très fortement son Art.


Le Taiki-ken s'inscrit dans la tradition des Bujutsu Tanren,
l'entraînement est essentiellement une pratique en solitaire.
 

Les racines chinoises du Taiki-ken remontent au Xing Yi Quan, l'un des plus anciens Kung-Fu
internes à partir duquel le Maître Wang Xiang Zhai réalisa sa synthèse personnelle, le Yi Quan,
influencée entre autres par le Bagua Quan, le Taichi Quan et la boxe occidentale.
Maître Sawaï intégra l'essence de cette synthèse et l'enrichit ensuite des principes et concepts,
tant physiques que psychologiques et stratégiques du Bujutsu, la science guerrière japonaise,
donnant ainsi naissance à une discipline martiale extrêmement riche et aboutie.

Wilfrid a été formé au Taiki-ken au Japon, lors de longs et nombreux séjours durant lesquels il est
personnellement pris en mains par Iwama sensei, tant lors d'entraînements collectifs que particuliers.
 
En 2010, quelques années plus tard, Wilfrid est certifié "Renshi", instructeur de Taiki-ken.
Son certificat "Menkyo" est signé de Iwama sensei et Sato Yoshimichi sensei, actuel soke du Taiki-ken.
 

Les trois dynamiques fondamentales du Taiki-ken:


Mukae-Te: Concept permettant de recevoir et de dissoudre une attaque - Absorber
Harai-Te: Concept permettant de balayer et de rediriger une attaque - Dévier
Sashi-Te: Concept permettant de contrer, d'attaquer dans l'attaque - Intercepter

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Iwama Sensei est reconnu pour sa maîtrise exceptionnelle de son art



La méthode d'entraînement transmise dans cette école s'articule autour de neuf axes majeurs:

  • Exercices de respiration: Travail respiratoire en conscience, permettant d'harmoniser la respiration au mouvement, de prévenir l'essoufflement et de gérer le stress.

  • Exercices posturaux: Ritsu-zen, Han-zen, recherche et intégration d'une perception globale du corps. Travail axé sur la maîtrise de l'équilibre, le recentrage et l'auto-grandissement. Il renforce les muscles profonds et crée les conditions d'un bon travail de méditation.

  • Exercices pour lier le corps: Haï, Yuri, travail d'unification, statiques ou lents, permettant de mobiliser l'énergie et d'optimiser la synchronisation des unités motrices entre elles.

  • Exercices pour délier le corps: Shinho, travail de dissociation, dynamiques et fluides, permettant d'activer l'énergie et d'optimiser l'indépendance des unités motrices.

  • Exercices explosifs du corps: Hakki, travail de l'explosivité permettant de libérer l'énergie et d'optimiser la puissance (P= F x V) par une réduction du temps de recrutement des unités motrices.

  • Exercices pour forger le corps: Neri, travail de préparation et de Shadow-boxing, en déplacement libre, permettant d'obtenir une structure corporelle homogène, naturelle et fluide.

  • Exercices en coopération: Le TuiShu, travail "Cool-contact" en déplacement libre avec un partenaire, permettant l'expérimentation et l'appropriation des concepts de façon souple et vivante.

  • Exercices d'opposition: Le Kumité, travail "Full-contact" non codifié avec un adversaire, permettant tout autant de valider les acquis que de prendre conscience des points à améliorer.

  • Expression martiale: Tanshu, travail de la "Présence", forme de Shadow-boxing, libre et spontané, animé par la conscience du "souffle-énergie". Il permet de développer efficacement une réelle capacité d'adaptation au combat et l'aptitude à "lâcher-prise" pour  "laisser-faire" l'intuition.